<%@LANGUAGE="JAVASCRIPT" CODEPAGE="1252"%> les histoires


écrire :
d.durif@wanadoo.fr

découvrez
les albums photos
en cliquant sur le lien

en bas des articles
marqués de ce logo



mensuelle

Communale


Page

1

9
Le Progrès du  
16/04/2003
la maison de retraite St-Joseph : une maison chargée d'histoire
04/07/2003
Le GAS fête son quart de siècle
11/01/2004
Jasseron en 1993
11/04/2004
l'aéroclub de Bourg : presqu'un siècle d'histoire
12/09/2004
Commémoration de la libération de Jasseron

Extrait de l'article sur l'inauguration des nouvelles installations dans
le Progrès du 16/04/03

La maison de retraite Saint-Joseph
une maison chargée d'histoire

A Jasseron, certains l'appellent encore "l'ancien couvent" ou "la maison de retraite des sœurs".
Mais qu'en est-il de cette grande bâtisse imposante qui attire forcément l'attention lorsqu'on se trouve au centre du Village ?

Vers la fin du 18ème siècle c'est la demeure de Thomas Riboud, avocat, député, homme célèbre dans notre région pour avoir sauvé l'église de Brou au moment de la Révolution.
Il l'occupa jusqu'à sa mort en 1835.
Quelques années plus tard, les sœurs de la congrégation de St Joseph, à la recherche d'une grande propriété pouvant accueillir les "sœurs aînées" en quête d'un repos mérité, s'installent dans ces lieux et transforment le bâtiment en maison de retraite.
Les religieuses les plus âgées sont alors entourées par d'autres sœurs plus jeunes qui exploitent aussi un domaine agricole alentours pour faire fonctionner cet établissement.
Peu à peu la congrégation élargie sa propriété en faisant l'acquisition de terrains et de bâtiments voisins dont le clos St Jean.
Dans les années 1870 on agrandit "la grande maison" en ajoutant deux ailes au bâtiment principal et en construisant une église.
A la fin du 19ème siècle la congrégation acquiert le Château St Angèle qui servira de maison d'accueil aux familles de passage.

Rénovation et reconstruction
Les années passent et les religieuses deviennent de moins en moins nombreuses.
Dans les années 1970, leur activité agricole baissant, elles vendent une partie de leur domaine: le pré des éclosaies, le Château St Angèle, la salle de théâtre devenu la salle St Sébastien, et réfléchissent à un aménagement de l'établissement aux nouvelles normes.
A cette époque l'embauche de laïcs pour s'occuper des pensionnaires devient indispensable.
En 1989 naît l'Association "Maison St Joseph" avec l'arrivée du premier directeur extérieur à la congrégation.
Les problèmes posés par la vétusté et la séparation des 2 bâtiments accueillant les chambres conduisent le conseil d'administration à prendre la décision d'étudier des projets de travaux de restructuration.
Après une dizaine d'année de réflexions et d'études un grand chantier démarre fin 1999.
Un nouveau directeur, Dominique Gelmini, est nommé, avec la lourde tâche d'organiser le fonctionnement de la maison pendant les travaux.

Tous ces travaux durent 3 années, pour un budget de 5 millions d'Euros et débouchent au mois d'octobre 2002 sur la mise en service d'un établissement tout neuf. Les pensionnaires hébergés jusqu'alors dans le bâtiment du Clos St Jean aménagent dans la nouvelle "grande maison" libérant ainsi ces logements excentrés.
Les 79 lits que compte l'établissement, sont désormais tous regroupés au même endroit.

D.D.
retour articles avril 2003

Le Progrès le 4 juillet 2003
Le GAS fête son quart de siècle

La fête de l'école organisée par le Groupe d'Animation scolaire fut l'occasion, pour l'association de fêter également son vingt cinquième anniversaire.

Les dix présidents successifs ont été conviés pour cet événement. A l'exception d'une seule présidente indisponible, tous ont répondu positivement à cette invitation et se sont présentés aux enfants et aux parents d'élèves.
Ensemble, ils représentent le quart de siècle d'existence de cette association devenue quasiment indispensable à la vie scolaire et périscolaire de la commune.


L'accroissement de la population crée des nouveaux besoins pour les enfants.
Pourtant à l'origine le pari n'était pas gagné d'avance.
Depuis longtemps, les élèves venant des hameaux éloignés du cœur du village tels que le Canton, les Combes, les Maisons Rouges et Tiremale, avaient la possibilité de prendre leurs repas, préparés par Mme Fraisse, dans une pièce exiguë du bâtiment principal de l'école.
La coopérative scolaire gérait ce service utilisé par une dizaine d'enfants.
Dans les années 70, le village s'enrichit de nouvelles habitations créant une croissance importante de la population.
Le nombre d'habitants passe de 716 en 1975 à 1029 en septembre 1982 soit une augmentation de plus de 43 % en 7 ans.
Ces nouveaux Jasseronnais, souvent des jeunes couples avec de jeunes enfants, arrivent avec des idées nouvelles.
A cette époque naissent les premiers conseils d'écoles comme on les connaît aujourd'hui.
Les parents entrent dans l'organisation de la vie scolaire. Ils sont de plus en plus nombreux à travailler à l'extérieur du village. Ils ont besoin d'assistance pour s'occuper de leurs enfants pour le repas de midi .
L'organisation du moment n'est plus adapté à l'évolution de la population et de ses besoins.

Un début difficile
En 1978, Bernard Pabot, parent d'élèves et membre du conseil d'école, imagine avec "un ensemble de gens dont le cœur était du côté de l'école publique" comme il le dit lui-même, la création d'une association dont l'objectif n'était pas essentiellement de nourrir les enfants mais de s'occuper de l'aide à l'école.
Le projet se réalise. Le Groupe d'Animation Scolaire, ou GAS, est né.
Une jeunesse qui se révèle délicate et difficile matériellement et financièrement, mais que les bénévoles successifs arriveront à maîtriser avec l'aide de la municipalité, pour arriver aujourd'hui, à voir vivre une association âgée de vingt cinq ans, en pleine forme, permettant aux parents et aux enfants de bénéficier d'une cantine scolaire, d'une garderie et d'animations péri-scolaires de qualité.
L'école trouve également un soutien de la part de ce groupe puisqu'il joue le rôle de sou des écoles et l'aide lors de la réalisation des projets scolaires. Les moins jeunes sont également concernés par le GAS car la bibliothèque municipale en est une sous-section

D.D


Le Progrès le 11 janvier 2004

Jasseron en 1993

La commune a bougé en dix ans.

En témoigne la cérémonie des vœux en 1994, lors de laquelle Bernard Chanel, maire, parle encore de S.I.E.PR qui deviendra rapidement la communauté de communes.

Il annonce la restructuration de l'immeuble "Cretin, ancienne poste" en salle polyvalente, qui accueillera une salle des fêtes et des bureaux pour la mairie. Le recensement complémentaire enregistre 1253 habitants

Parmi les conseillers municipaux et adjoints, Maurice Cornudet s'occupe des travaux, Hubert Débias travaille sur le budget communal, Françoise Arlot est chargée des affaires sociales.
Les affaires scolaires sont suivies par Bernard Dupin. Michel Blanc président du Comité des Fêtes, s'affaire déjà autour des massifs fleuris de la commune. Solange Débias qualifie cette saison des fleurs courte mais éclatante. Joseph Benezeth est chargé de la communication communale et transmet les informations de Jasseron à votre journal "Le Progrès". Jean Galle, suit les dossiers d'urbanisme et d'agriculture.
Avec 147 inscrits à l'école, une 6ème classe est créée et Marie Picard prend les commandes du Groupe d'Animation Scolaire en remplacement de Sylvie Fayard.

Du côté des associations, c'est une année de changement, car six nouveaux présidents sont élus, preuve de la vitalité et de l'esprit de renouveau des sociétés locales.
Chez les Sapeurs-Pompiers, Jean-Claude Roset remplace Maurice Cornudet à la présidence de l'Amicale.
A la société de Chasse, Michel Goyet succède à Claude Cornudet.
A L'Union Sportive Jasseron-Meillonnas Basket, Alex Carminati laisse sa place à Bernard Plantin de Meillonnas.
L'assemblée générale du Football Club de Saint-Just Jasseron Meillonnas désigne Noël Jacquemin comme président en remplacement de Pierre Molard.
Rose-Marie Dérudet
est la nouvelle déléguée locale de la Croix-Rouge suite au départ de André Bagne.
Chez les Ainés Ruraux du Président André Jossier, Marie Gillet, 94 ans est déjà la doyenne de la commune et compte parmi les cent adhérents du club.
Le Comité des Fêtes prend sous son aile le nouveau club des jeunes qui vient de se constituer.
Il organise la fête du 14 juillet à l'étang des Bennonnières, avec un spectacle de joutes, en collaboration avec le Comité de Fleurissement. Il s'équipe d'un parquet démontable de soixante mètres carrés.
L'église, pendant la période pascale, accueille une nouvelle fois le spectacle de "La Passion" organisé par l'Association Paroissiale.
L'USJM Basket est ravi de l'installation du chauffage dans la salle des sports.
La gym volontaire, sous la présidence d'Elisabeth Delrieu-Arlot, accueille une vingtaine de membres qui maintiennent leur forme, le jeudi soir au foyer Crétin.

D.D.

Le Progrès du 11/04/2004
L'aéroclub de Bourg : près d'un siècle d'histoire
Louis Mouthier à l'origine de la présence aéronautique à Bourg

Au début du siècle dernier, en 1910, à l'époque où des hommes s'évertuent à faire décoller des machines volantes, un homme, plusieurs fois champion de l'Ain de courses à bicyclette réussi à réunir la somme d'argent nécessaire pour réaliser son rêve : acquérir un avion.
Il reçoit sa commande dans des caisses : un aéronef en pièces détachées, accompagné d'un hangar démontable et d'une notice d'emploi.

Il s'installe sur le terrain d'Ambérieu en Bugey, point de départ pour de nombreuses démonstrations de vol dans toute la région.
Ce personnage se nomme Louis Mouthier.
Il se pose à Bourg, pour la première fois, sur l'hippodrome des Vennes le 24 juillet 1911 vers six heures du matin
Dans cette ville, il organisera, avec plusieurs autres pilotes, dans l'année qui suit deux meetings attirant de nombreux spectateurs.
Suite au succès de cette nouvelle activité, le Conseil Municipal de Bourg propose le 5 novembre 1913, d'établir au communal des Vennes, sur le champ de manœuvre, une "aire d'atterrissage" pour avions civils et militaires.
C'est là que s'entraînera Louis Mouthier accompagné d'autres passionnés.
C'est le départ de la présence aéronautique à Bourg.
A cette époque, les premiers baptêmes de l'air sont réalisés sur un aéroplane construit par les bressans Charles et Gabriel Voisin.


Naissance de l'aéroclub de l'Ain
Il faut attendre l'arrivée à Bourg de Emile Colombat pour qu'un projet d'association se concrétise.
Il se lie d'amitié avec un groupe de passionnés, et ensemble ils déposent les statuts de l'aéro-club de l'Ain déclarant son siège social à la mairie de Bourg en Bresse.
Fin 1930, l'aéroclub de l'Ain est né.
Le premier bureau est constitué de Jean Degrond, président ; Louis Mouthier, vice-président ; Noël Villefranche, trésorier et Emile Colombat, secrétaire.

Une vive activité stoppée par la guerre

Le premier avion, un planeur Avia XI A est acheté le 26 avril 1931. Il sera baptisé "La Poularde". De gros élastiques bien étirés catapultent l'avion pour l'aider à décoller.
Cet appareil est revendu le 23 octobre 1932 à l'aéro-club de Vienne.
En 1932 un monoplan, le Potez 36 F Alty est financé par souscription d'actions de cent francs. Suite à un accident de décollage, il est remplacé en 1933 par un nouveau modèle le Potez 36F Amei qui sera également accidenté en 1939 et tombera en désuétude pendant la deuxième guerre mondiale
En 1935 Pierre Theppe participe à la création du Club d'Aviation Junior, affilié à l'Aéro-club de l'Ain, qui s'occupe de la construction de modèles réduits.
En 1937, un deuxième club aéronautique, Le Club Aéronautique Bressan, basé sur le terrain d'Ambérieu-en-Bugey, voit le jour sous l'égide du gouvernement.
Pendant la guerre de 39/45, les activités des deux clubs cessent.

La renaissance d'après-guerre
Après la guerre le club burgien et le club bugiste fusionnent pour donner naissance officiellement le 15 mars 1946, à l'Aéro-club populaire de Bourg dont le siège est à l'hôtel du Commerce de l'avenue Pierre Sémard à Bourg.
En septembre 1949, un hélicoptère se pose pour la première fois à Bourg. Il est la propriété de la nouvelle section hélicoptère de l'aéroclub. Les premiers baptêmes "hélico" ont lieu au "Clos Tardy", emplacement actuel du Lycée Carriat.
Cette même année le classement du terrain des Vennes en terrain privé est accueilli avec enthousiasme par l'association.
En 1959, la formation des élèves pilotes étant toujours interdite à Bourg, le club développe cette activité sur un terrain loué et aménagé à ses frais à La Tranclière sous le nom de "terrain Bourg-Pont d'Ain".
En 1962, Charles Perrier est le premier instructeur diplômé du club. Pendant 25 ans, il formera des générations de pilotes

Un nouveau terrain en 1978

Le 11 novembre 1978, symboliquement, Marius Roche, président de l'aéroclub et Pierre Theppe sont les derniers a quitter l'aérodrome des Vennes.
Ce jour là, l'aéroclub de l'Ain s'installe dans un grand espace tout neuf, aménagé sur la commune de Jasseron.
L'aéroclub de l'Ain en assurera la gestion jusqu'en 1993, avant que la ville de Bourg la reprenne devant le nombre d'activités croissant de l'aérodrome "Terre des Hommes"

Ce nouveau terrain, appelé initialement "Bourg-Ceyzériat" est inauguré officiellement le 20 juin 1980 en présence de Bernard Chanel, maire de Jasseron et du président Marius Roche.
D.D.
retour articles avril 2004

Le Progrès du 12/09/2004

Commémoration de la libération de Jasseron

Le jeudi 30 août, conjointement avec la municipalité, l’amicale des Anciens Combattants de Jasseron a accueilli, au monument aux morts puis à la stèle du stade, la population pour une commémoration du soixantième anniversaire de la libération de la commune.
A cette occasion Raymond Guy, président de l’amicale, a relaté cette période historique à travers trois textes.
Voici l’un d’eux :

« Le 6 juin, le groupe Cornudet renforcé par celui de Ceyzériat, prend position au Col de France.
Dans la nuit du 6 au 7 juin, les hommes valides de la commune abattent les platanes de la route de Bourg et barrent les chemins d’accès au village.
Le 22 juin, un premier accrochage a lieu au pont du Jugnon entre les résistants et des troupes allemandes venues de Bourg.
Après un court combat, les premiers se replient sur le terrain de sport, les allemands sur Bourg.

Le lendemain, le 23 juin à 7 heures du matin, les allemands soutenus par des miliciens reviennent plus nombreux, traversent Jasseron, et se dirigent vers le hameau de « France ». Les maquisards se retirent alors sur la montagne vers la croix des Conches.
L’ennemi s’en prend alors aux maisons Duboclard, Caillat, Gillet à France, et les incendie.
Un groupe de l’Organisation de l’Armée Secrète (OAS) venu de Challes, opère la relève des résistants de Jasseron.

Le 24 juin à 16 heures un nouvel accrochage a lieu avec l’ennemi au pont du Jugnon sur la route de Bourg.
Deux membres de la résistance sont tués au combat, le sous-lieutenant Hostache et Guillemot âgé de 17 ans.
Franzoni
est blessé dans le fossé longeant la maison Péchoux, l’adjudant Landini, malgré une blessure, monte aux Combes et meurt par la suite.
Citons aussi Perret, Murtin et Lakdar.
Louis Convert transporte le corps d’Hostache à la mairie, puis Franzoni au « four à Chaux » de France, avec l’aide de Robert Maurice et de Melle Marguerite Pons.

Vers 18 heures, le même jour, les allemands se regroupent et reviennent à travers champs aux Carronnières.
Ils abattent Marcel Comte sous les yeux de sa famille.
Jules Débias, qui était allé voir ses bêtes au pâturages, veut se mettre à l’abri mais est abattu dans le Chemin du Moulin, à 50 mètres de chez lui.
Aidés par l’abbé Descotes et une religieuse, M. Convert relève le corps de Jules Débias, dont la fille s’était réfugiée chez la famille Pauget.
Paul Pauget
est emmené comme otage à Bourg et relâché le soir même.

Le 27 juin, les allemands prennent également en otage pour la journée Louis Rollet, Robert Maurice, Armand Péchoux, André et Hubert Débias.
Réarmé, le groupe de Jasseron (Danton) se divise en trois sous-groupes qui occupent Lucinges, la Carrière de Meillonnas-Treffort et le Château de Lapeyrouse.

Le 11 juillet, les allemands attaquent en force de Neuville à Oyonnax, Dortan et Nantua. Nos maquisards se replient au-delà de Nantua. »

 
retour articles septembre 2004  

 

 

Associative

locale